Mumy….I’m here

La chambre s’assombrit d’un clic, la blouse blanche ressort en diffusant des souhaits de bonheur et d’une délivrance rapide, le corps sens un liquide parcourant ses artères, la fraîcheur de la salle laisse le corps chavirer…

La fatigue se commence à se ressentir, my hubby est de retour, il me voit greloter, demandant des nouvelles de la fameuse dose, elle agit comme le couple frein/embrayage, l’ange salvateur note la vitesse tortue du travail, pour moi et le grand pas pour elle, on avance…. Je tiens fortement la main de my Hubby, le samourai fait une petite foulée rapide, les dents serrés comme si c’était sa piste de compétition, un geste psycho-mécanique pour avoir l’illusion de le maîtriser

Mon compagnon de voyage demanda une couverture, le fourmillement des pieds devient pesant,un certain moment tu te sens un modèle de sculpture….on s’est trouvé un divertissement , trouver du réseau dans le téléphone, le mien je l’ai laissé ma mère, il sera lien pour annoncer la bonne nouvelle, celui de my hubby seul sa 4G fonctionnait.

Huit heures sans aucune nouvelle concrète pour la Mama, son stress a atteint le niveau maximal, nous avions peu d’infos, la plus grande était la patience ….j’essayais d’envoyer des Audios à ma mère pour la rassurer, le plus dur si elle pourra les écouter, ma mère et les nouvelles technologies, ce n’est pas une grande histoire d’amour malgré qu’elle a bercé toute sa vie professionnelle dedans.

18h, l’ange salvateur revint pour reprendre des nouvelles, elle nous annonce que le périple pourra prendre fin dans deux heures, quelques minutes après, la mama a réussi son appel whatssap, la voix fébrile, elle demandait des nouvelles, j’essayais de faire bonne mine, de tenir le coup.

Il fallait atténuer son stress, cette peur qui la ronge.J’avais soif, my hubby guettait l’arrivée de l’ange salvateur, aucun dans le couloir ou dans leur QG. On sentait le parfum du week-end gagnant les lieux, 20 minutes plutard, le verre d’eau est servi. J’ai demandé à my hubby de se ravitailler et de prendre des nouvelles de la Mama. Sa voix fébrile donnait un présage qu’elle s’est réfugiée dans ses larmes pour évacuer la pression.

Le crédit de la patience touche à sa fin, je cherche des réserves en chantonnant, en parlant à notre voyageur, une dizaine de minutes après my hubby était là, il essayait de détendre l’atmosphère, faire un résumé de l’actualité. La fatigue gagne des cases, le switch de la nuit arrive, officiellement, le week-end est lancé.

L’ange salvateur de ce début de soirée se présenta, elle était jeune pétillante, un prénom à l’accent italien, elle nous explique ce qu’il reste á faire, un dernier contrôle, notre cher voyageur ne tardera pas, ensuite elle disparaît une bonne vingtaine de minutes. Des picotements dans le dos qui s’accélèrent, les exercices de respiration mon seul salut.

La bella ragazza vient me voir pour me dire que la Mama méditerranéenne parle à haute voix, elle doit baisser son ton, à ce moment précis, j’ai su que le téléphone n’a pas arrêté de sonner, La Mama a atteint le summum du stress. Quelques minutes après, la gynécologue de garde à l’accent italien, elle était avenante, positive, avec une élégance à l’italienne, elle m’annonce qu’il faut se préparer pour l’arrivée de notre voyageur. On fait un mémo de l’exercice de la poussée.

Le compte à rebours de la délivrance à la méditerranéenne va commencer…1.2..3… on pousse, my hubby me coachait, il rythmait la cadence, il m’encourageait, mes anges salvateurs donné le tempo, souriantes, elles positivent, elles rembobinent, après un avoir repris mon souffle, ça recommence 1.2..3… »vous faites un excellent travail, on voit sa tête, vous y êtes Allez-y »…L’effet de cette phrase m’a donnée du turbo, je me disais, une dernière pour la route, sa voix résonnait en moi, Mama, je viens… »

Dans un moment suspendu dans le temps, gravé dans notre mémoire, le cri de la vie retentie, nous deux dans une bulle, nous n’écoutions que cela, le temps de le sentir sur ma peau, une fraction de seconde pour la team, pour moi, j’ai revu tout ce périple one shot, avec le recul une scène revient, celle de la présentation de Simba le Roi Lion.

Cette force douce, elle s’agrippe, cherchant le réconfort, cette émanence sonore, affective et olfactive.Son premier mot un doux toucher….L’effet de la péridurale s’estompe, une épisiotomie mise en route, j’ai senti chaque point de suture embaumée par l’arrivée de mon petit coeur, j’ai refusé l’anesthésie locale, car après tout ce périple, ce n’est qu’un misérable détail.

Ce fut un moment émouvant, j’étais entrain de lui balbutier quelques mots, Mon homme fraîchement papa, la première selfie en famille est prise.

Coupez.FIN

PS:Un énorme Merci pour toute l’équipe médicale de la clinique Saint Georges pour avoir un accouchement naturel.

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